Blason Abbaye de Sept-Fons

Abbaye Notre Dame de Sept-Fons

de l'Ordre Cistercien de la Stricte Observance
dit Trappiste

fondée en 1132
Vue aerienne Abbaye de Sept-Fons
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Mercredi des Cendres 2015 

Une lecture superficielle de l’évangile que nous venons d’entendre pourrait conduire à un contresens grave sur l’attitude du chrétien : se cacher pour faire l’aumône, s’enfermer pour prier, dissimuler son jeûne, autrement dire vivre sa foi dans son coin en évitant tout contact a priori dangereux, voilà un programme qui ne correspond pas vraiment à ce que le Christ veut nous dire aujourd’hui.

C’est même le contraire qui, en fait, nous est demandé par Notre Seigneur : jeûne, prière, aumône comportent un rapport étroit et nécessaire avec ceux qui nous entourent, car il s’agit d’actes posés par une personne, c’est à dire un être qui n’est vraiment lui-même que lorsqu’il est en relation avec Dieu d’abord et avec les autres hommes, créatures de Dieu comme lui, ensuite.

Jeûner des mauvaises paroles, des pensées malsaines, des désirs mal orientés ; faire l’aumône de la politesse, du service souriant, de la délicatesse fraternelle ; prier avec attention, avec respect, avec persévérance : voilà de quoi occuper un carême durant lequel nous sortirons de nous-même, de notre mesquinerie étroite, de notre insatisfaction amère pour nous tourner d’un cœur libéré et apaisé vers le Dieu de toute miséricorde et vers les autres hommes, ses fils.

Que les cendres que nous allons recevoir, symbole de notre inconsistance vite disparue, nous soient un instrument pour réveiller notre désir de vivre libérés de nous-même, tout entiers donnés à Dieu et capables d’aimer ceux qu’il place sur notre chemin.